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Kwango : District de Bandundu et fleuve (R D C)
Future province selon la constitution de 2006
Chef-lieu : Kenge
Population : 2 877 507 habitants
Superficie : 89 456 Km?br /> Langues : Kikongo, Kiyaka, Kisuku, Kilunda, Tshokwe, fran?s...
Territoires : Feshi, Kahemba, Kenge, Kasongo-Lunda, Popokabaka
Peuplades : Bayaka, Basuku, Tchokwe, Holos, Lunda... voir ici

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Production agricole du Kwango comparée à celles de trois autres districts du Bandundu

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champ 1. Introduction
2. Perspective Economique
3. Objectif
4. Méthodologie
5. Résultats
6. Rendements et Ménages Agricoles
7. Superficies proportionnelles
8. Discussions
9. Rendement
10. Expansion de superficie
11. Proportions de ménages agricoles.
12. Superficie totale emblavée
13. Viabilité
14. Conclusion

1. Introduction

Le Kwango est un de quatre districts de Bandundu appelés à devenir bientôt des provinces. Ce découpage suscite des discussions parmi les intellectuels. Pour le commun de mortel, la différence entre le statut quo et les nouvelles entités n’est pas perceptible. Ceux qui soutiennent le découpage prétendent que le découpage placerait les gouvernés proches de gouvernants, par conséquent, permettrait le développement économique de nouvelles entités. Ces dernières se livreraient une concurrence. Ceux qui les opposent, reprochent au découpage un alourdissement de l’appareil de l’état. Ils accusent que le découpage est une récompense, un partage de gâteau entre politiciens. La viabilité de ses entités est donc mise en cause. D’où le Kwango tirerait-il ses ressources pour financer une infrastructure digne d’une province ? Telle est la question que l’on se pose.

Qu’on le veuille ou non, nous devons nous prendre en charge, financer notre développement économique par nos propres moyens d’abord, même à pas de tortue. Le Bandundu est classé comme étant le maillon faible, économiquement parlant, de la RDC. Selon le rapport intitulé Document de Stratégie de la Croissance et de la Réduction de la Pauvreté (DSCPR, 2005) basé sur les enquêtes 1, 2, et 3, le Bandundu arrive 2e avec une incidence de pauvreté de 89,1%, l’une de plus élevées après la province de l’Equateur (93,6%) bien au-dessus de la moyenne nationale estimée à 73.3%. Si l’on avance dans cette même logique au niveau des districts, les futures provinces, le Kwango est pointé du doigt comme celui qui porte cette malheureuse couronne de pauvreté.

Cependant le Bandundu regorge d’un potentiel agricole énorme qui peut lui assurer de gros moyens capables de permettre le décollage de son développement économique. Sa population est à vocation agricole. Quatre vingt cinq pour cent (85%) de sa population tire leurs revenus de la pratique agricole (Monographie de la province du Bandundu, 2005. Organisée, son agriculture pourrait lui permettre de subvenir à ses besoins tout en se développant graduellement.

La distribution de l’activité agricole n’est pas homogène dans les districts du Bandundu. Certains districts les sont plus que les autres. Au Kwilu par exemple, cette proportion s’élèverait à 90.8% tandis qu’au Kwango elle serait de 58%, cependant on l’estime à 88% au Mai-ndombe et elle serait de 63% dans le district de plateaux (DSCRP, 2005.) Ayant la frontière avec l’Angola, il est naturel que le Kwango soit le district qui a le plus connu l’exode vers ce pays. Outre l’Angola il faut aussi compter l’exode vers la capitale, Kinshasa. Les habitants du Kwango comptent parmi le groupe le plus nombreux de l’immigration récente à Kinshasa. Si le Kwango veut être un district économiquement viable se faisant mériter le respect des autres en misant de tirer ses revenus sur une base agricole, il doit s’ajuster à la performance de ses pairs.

Depuis l’antiquité à nos jours diverses formes de gouvernements tirent leurs revenus des impôts. Ces retenus portent divers noms dont : cens, charge, contribution, dîme, droit, gabelle, imposition, prélèvement, redevance, surtaxe et/ou taxe. On définit les impôts comme étant des cotisations exigées par l'Etat ou les collectivités locales afin d'assurer les dépenses publiques (Dictionnaire.) L’impôt dérive d’un produit, d’un revenu ou d’une activité commerciale quelconque. La RDC qui croupit encore dans la pauvreté, différents paliers du gouvernement peinent à répondre aux attentes de leurs gouvernants respectifs. L’apport des investissements étrangers tarde à venir. Le pays se démène tant bien que mal en comptant sur les contributions de ses propres citoyens. Or ces derniers ont des revenus faméliques.

2. Perspective Economique

Depuis les années 1970 les prix de matières premières ont baissé, y compris ceux de produits agricoles. Ceci a causé une crise économique. L’état s’est tourné vers l’exploitation minière, essentiellement, au détriment des autres secteurs de l’économie souvent jugés très capricieux. A cela il faut ajouter la mauvaise gestion et le manque d’expérience de nouveaux propriétaires. La zaïrianisation est en constitue un exemple. Les nouveaux acquéreurs inexpérimentés, ont abandonné les plantations. Aujourd’hui il n’en reste que des vestiges. Au tour des grandes exploitations commerciales avaient émergée des petits exploitants qui fournissaient leurs productions respectives aux exploitants industriels. La chute de ces gens a aussi emporté les petits exploitants. C’est surtout au Kwilu pour le palmier et au Mai-ndombe, hévéa, qu’était développée l’agriculture industrielle.

champ L’exploitation agricole requiert un bon réseau de transport, une assistance technique constante aux agriculteurs et une recherche scientifique soutenue, continue, pour l’amélioration des semences et de nouvelles méthodes de production (par exemple : accroissement de rendement et réduction due coût de production), et un système fiscal souple. Le Bandundu a été le moins privilégié et le Kwango davantage. La province est pourtant naturellement pourvue des cours d’eau : le Kwilu, le Kasaï, le Kwango et le fleuve Congo baignent le Bandundu. Toutes ces cours d’eau sont navigables du moins dans la partie se trouvant dans la province de Bandundu. Au Kwango malheureusement le Kwilu n’est pas navigable dans la partie supérieure et la rivière Kwango a des chutes. Ce qui ne favorise pas le développement du transport fluvial. Ce manquement n’est pas d’une moindre importance économique. L’on sait, par exemple que le transport d’une tonne de manioc par bateau coûte 25$ comparativement à 100$ (4 fois) que coûte le transport par camion. Cela représente un manque à gagner non négligeable. Un commerçant débourse 1000$ pour 10 par camion cependant son collègue n’en dépense que 250$ (de quoi payer pour 3 autres lots de 30 tonnes) soit un écart de 750$ par voyage. En plus de cela le transport par routier exige un bon entretien de routes or ce n’est pas le cas avec le réseau fluvial. Il n y a presque pas de cantonniers sur les cours d’eau. La route asphaltée ne parcourt pas la majeure partie du district du Kwango.

Les centres des recherches agronomiques ont été installés ailleurs dans le pays. Celui qui est au Bandundu est à Kiyaka (Kikwit) outre le Kwango. Très souvent le Kwango est absent dans les plans du pays. Par conséquent, le Kwango en générale n’a jamais connu une activité agricole industrielle de grande envergeure comme ses pairs mi-part quelques exploitations en périphérie de ses voisins. Quelques exploitations de café y ont été implémentées mais de moindre envergure. L’agriculture de subsistance y est pratiquée depuis toujours (Jean-Pierre. Les efforts conjugués ont souvent pour objectif l’atteinte d’une autosuffisance alimentaire. A part les territoires environnants la capitale, Kinshasa, comme Kenge et Popokabaka, les autres se situant en périphérie, y acheminent leurs produits souvent périssables de façon sporadique. Ceci qui cause une morosité dans la population. Elle est démotivée à s’adonner à cette agriculture capable de devenir le moteur du développement économique.

Le réseau de marchés intérieurs non plus n’est organisé. Les denrées alimentaires partaient de Kikwit vers Kahemba par exemple. Kikwit qui est déjà connecté à d’autres débouchés dont Kinshasa ravitaille Kahemba ce qu’aurait fait Kasongo-Lunda ou Feshi. L’exode est dirigé vers les grands centres urbains plutôt que vers les zones spacieuses à faibles densités.

Le Kwango dispose d’une superficie de 89,974 km2 et a une population estimée à 2.877.507 habitants (en 2005) qui vivent dans 4.471 villages regroupés au sein de 224 groupements et 5 cités. Cette population est repartie en 5 territoires qui sont constitués de 20 secteurs et de 7 chefferies. L’espérance de vie à la naissance de 52 ans (au niveau provincial, inconnu au niveau de district) qui dépasse légèrement la moyenne nationale de 51 ans (DSCRP, 2005. Cet avantage ne lui sert pas tellement vue sa faible densité (32 ha/km2) et son faible rendement du sol pour tous ces produits. Les collectes de produits agricoles dans ce district requièrent de long parcours pour de petites quantités et de longues périodes pour avoir les mêmes quantités comparativement à d’autres entités. Cela augmente les coûts de production et le temps d’opération. Cela implique moins de main d’œuvre disponible, moins de production, moins de revenus fiscaux et moins de services que l’état peut fournir aux citoyens. Cela se manifeste déjà au niveau politique. Kahemba par exemple, malgré ses 20,000km2; n’a fourni qu’un seul député national (69,341 électeurs) cependant Masi-Manimba (371,544 électeurs) avec 14,000 km mais 61 ha/km2 en a obtenu 7(Grands lacs net, 2006. Plus de représentativité politique veut dire plus de visibilité, plus de retombées, toutes choses étant égales par ailleurs.
Par sa population, s’il était un pays, Kwango se classerait en tête de pays repris dans ce tableau 1

Tableau 1 : Pays du monde ayant une population moins que celle du Kwango
Martinique 397 000 Cisjordanie 1.089.774 Micronésie 108.000 Seychelles 81.000
Marshall(iles) 2.716.814 Wallis et Futana 985.335 Maurice 1.243.000 Samoa Occidentals 188.000
Maldives 294.000 Vanuatu 218.000 Malte 268.000 St Pierre et Miquelon 56.418
Macao 2.563.092 Turks et Caicos 784.955 Lesotho 235.789 Oman (Sultanat d') 38.883
Luxembourg 2.446.645 Tonga 102.000 Island 295.000 Montserrat(Ile de) 33.883
Liberia 2.419.119 Surinam 678.792 Guinée Equatoriale 189.036 Macédoine 26.390
Koweit 2.353.874 St Vincent et Grenadines 629.090 Groenland 174.991 Gambie 16.385
Kiribati 2.128.950 St Marin 490.901 Fidji 154.020 Estonie 14.490
Jamaïque 2.666.000 St Christophe et Nevis 465.746 Comores(Iles des) 131.500 Emirats Arabes Unis 14.177
Grenade 101.000 Qatar 455.429 Bahrein 117.657 Cap vert 12.738
Gabon 1.611.134 Papouasie et Nouvelle Guinée 431.156 Andorre 74.000 Bahamas 319.000
Dominique 70.000 Panama 429.080 Virgin Islands (Us) 97.008 Antigua et Barbuda 11.146
Congo Brazzaville 1.336.320 Palau 418.281 Virgin Islands (Uk) 85.501 Belize 297.000
Chipre 1.293.264 Ouzbékistan 394.787 Tuvalu 79.164 Swaziland 7.054
Botswana 1.225.853 Nauru 386.649 Trinite et Tobago 75.960 Mongolie 2.646.000
Barbade 258.000 Monaco 301.268 Salomon (îles) 67.395

Source :

Toutefois, le Kwango, comme d’ailleurs d’autres entités de la RDC, doit compter sur sa population pour subvenir à ses besoins. Le district dénombre dans le domaine de santé 14 zones de santé sur les 52 zones qu’en compte la province de Bandundu. Il a 14 hôpitaux de référence sur les 52 de la province. Il a 2 OP secondaires sur les 5 de la province. On y trouve 249 centres de santé fonctionnels sur les 1.136 de la province. Il compte 5 Instituts d’enseignement médical public sur les 19. Il a 49 pharmacies sur les 476 et 2.209 lits montés sur les 9.636 disponible dans la province. Au niveau des ressources humaines, il en compte 14médecins chefs de zones sur les 52. Il compte 14 autres médecins sur 93. Il a 32 Agent de Gestion sur 93. On y répertorie 4 infirmiers de niveau L2 (baccalauréat) sur les 7. On dénombre 67 infirmiers niveau A1 (collégial) sur 157 ; 415 niveau A2 (secondaire 6 ans) sur 1227 ; 1.348 niveau A3 (du secondaire 5 ans) sur les 3.505 et 105 professionnels d’autres domaines sur 247 de totaux provinciaux. Du point de vue enseignement, 1.286 sur 6.069 écoles primaires et secondaires et 9.181 sur 49.315 (classes) sont au Kwango. Il faut y associer un nombre important d’enseignants. Comment donc financer ne serait-ce que ces deux domaines ? Il faut donc des revenus importants pour le gouvernement.

C’est sur l’agriculture que l’on fonde son espoir. C’est ce que soutient le Professeur Eric Tollens : « Il faut toujours prendre en considération le stade de développement économique auquel un pays se trouve. On ne peut pas brûler les étapes. Au stade actuel du développement économique de la RDC, avec un PIB par habitant de seulement 107 USD en 2002 (seule l’Ethiopie est plus pauvre avec USD 95 en 2001) et avec plus de 60% de population rurale, et le phénomène de rurbanisation en ville, c'est encore le secteur agricole qui offre les meilleures perspectives pour une croissance soutenue pouvant bénéficier à des larges couches de la population. Aucun autre secteur, même le secteur minier, ne peut mettre au travail autant de personnes et procurer autant de plus-values et de (vraies) richesses. Et presque aucun autre pays africain, à part peut-être le Cameroun, n’a autant d’agro écologies et de potentialités agricoles que la RDC. On devrait en effet considérer la RDC comme un grenier qui pourrait nourrir une très grande partie de l’Afrique subsaharienne. La position de la RDC à cheval sur l’équateur lui permet de jouir d'une alternance des climats (entre le nord et le sud du pays) propice à une production ininterrompue des cultures sur toute l’année et un approvisionnement continu de ses marchés en produits agricoles…Il est vrai que le développement minier et forestier peut générer plus de recettes pour l'Etat et peut être à l'origine d'une croissance économique forte, mais ce sera un développement économique sans vrai "développement" qui bénéficie à la population au sens large. Et il faut relativement peu de moyens pour redémarrer le secteur agricole et le faire contribuer significativement à la croissance économique: un cadre macroéconomique propice, une libre circulation des biens et des personnes, une amélioration des infrastructures de transport, une production des semences de qualité, un encadrement minimum des paysans (Tollens, 2004.

3. Objectif :

La présente étude a pour but de comparer les productions agricoles du Kwango par rapport aux autres districts de la Province de Bandundu. L’étude tente de répondre à la question principale: sur quel paramètre susceptible de rapporter les plus des revenus agricoles miserait-on? Nous analyserons une question secondaire : si une taxe devait être imposée sur base de ces revenus de combien serait-elle pour financer de façon autonome le secteur social (éducation et santé)? Notre préoccupation est d’évaluer la magnitude des recettes potentielles susceptibles d’être taxées.

4. Méthodologie

Nous avons voulu analyser cette question de recherche à la lumière des 10 denrées agricoles produites au Bandundu répertoriées dans la monographie de la province de Bandundu. Il s’agit de : 1) Manioc, 2) Arachide, 3) Mais, 4) Riz Paddy, 5) Banane Plantain, 6) Niébé, 7) Pomme de terre, 8) Patate douce, 9) Millet et 10) Voandzou et 11) légumes. La superficie globale cultivée (SGC) d’un produit, la proportion (% MA) de ménages agricoles, la proportion (%SC) de superficie cultivée, le rendement (t/ha), la production totale (PT) et la production totale par ménage (PTMA) constituent nos variables de comparaison.

Notre étude est basée sur les données existantes recueillies par le Ministère de l’agriculture de la province du Bandundu et d’autres études entreprises par des ONG opérant en RDC. Ces données ont été reprises dans le document de stratégie et de la réduction de la pauvreté (PNUD /DSCRP, 2005. Elles ont donc été rendu accessible au publique. Dix produits alimentaires sont cultivés pour la plus part dans tous les quatre districts de la province. On a répertorié la production totale en tonne pour chaque district, le rendement de chaque produit dans chaque province, la superficie totale allouée à chaque denrée, la superficie moyenne par ménager, le nombre de ménages agricoles et la production moyenne par ménagé. On détient aussi les nombres de la population de chaque district.

Nous tenons à prévenir le lecteur que la qualité de ces données peut être douteuse. Le professeur Eric Tollens (2003) a par exemple identifié un écart significatif de sous-estimation entre les données de la quantité de manioc provenant des autorités et celles répertoriées par les agents de commercialisation sur le terrain. Cette sous estimation était de 37.6% au Bandundu et 72.2 % au Bas-Congo. Qu’à cela ne tienne comme nous comparons les districts de la même province nous présumons que l’écart n’est pas nulle mais qu’elle est de moins prononcée que celle remarquée entre deux province différentes étant sous des autorités et des cultures administratives relativement diverses. Nous formulerons et multiplierons par 37.6% les données mentionnées comme une option à coté des autres. Les calculs seront effectués sur cette base en plus de celle de données brutes. http://www.biw.kuleuven.be/aee/clo/wp/tollens2003a.pdf.

5. Résultats
Production totale

Au court de l’année 2002, la province de Bandundu a produit 5.158.950 tonnes de manioc. Le Kwango s’est classé 3e avec une production de 1.231.322 tonnes derrière le Kwilu (3.134.561 tonnes) et le Mai-ndombe (1.301.845 tonnes) respectivement 1er et 2e. Si ces quantités de manioc étaient vendu au prix proposé de 0,3$kg soit 300$/tonne en province. Elles auraient rapporté respectivement 1.547.685.000$ pour la province entière soit 369.400. 200$ pour le Kwango; 940. 368.300$ pour le Kwilu; 390.553.500$ pour le Mai-ndombe et 129. 538.200$ pour le District de Plateaux. Il en résulte des écarts importants 570. 968.100$ entre le Kwango et le Kwilu, et 21. 153.300$ avec le Mai-ndombe. En termes de revenus par habitant on aurait eu : 156,45$ ou 0,43$/jour par habitant en dessous de 1$/jour par habitant, seuil de la Banque Mondiale (BM. Nous verrons ci-dessous les facteurs qui ont favorisé les uns et les autres. En termes de production totale de manioc par district le Kwilu arrive en tête du classement. Le tableau suivant nous donne la suite du classement.

Tableau 2 Production totale de Manioc par district en 2004
Tonnage Classement Revenus estimatifs
Kwilu 3,134,561.00 1e 940,368,300$
Mai-ndombe 1,301,845.00 2e 390,553,500$
Kwango 1,231,322.00 3e 369,400,200$
Plateau 431,794.00 4e
Total 1,547,685.000$

Le tableau 3 qui suit indique les classements de districts selon leurs productions totales respectives pour les neuf commodités alimentaires.

Tableau 3 Distributions de Productions totales de cinq commodités aliments selon les Districts

statistique

6. Rendements et Ménages Agricoles

Nous observons 58% de ménages agricoles au Kwango, 63% aux Plateaux, 88% au Mai-ndombe et 91% au Kwilu s’adonnent déjà l’agriculture. Le graphique 1.0 suivant nous montre les rendements de chacun des quatre districts pour chacun de 10 denrées.

Graphique 1. Comparaison de rendements de 10 denrées de 4 districts de la province de Bandundu

statistiques du Kwango Ce graphique nous indique que le district de Mai-ndombe passe en tête de classement des rendements de manioc avec 12.7 tonnes par hectare(t/ha) et de la banane plantain avec 4.5 t/ha. Il est talonné de près par le district des Plateaux avec 11.5 t/ha et 4.3 t/ha respectivement pour ces deux denrées respectivement. Le district du Kwilu les suit pour le manioc (7,82 ha/t), la banane plantain. Le district de Plateaux dépasse les autres districts légèrement en rendement de la patate douce, 3.75 t/ha contre 3.5t/ha, 3.3 t/ha et 3.2t/ha pour Mai-ndombe, Kwango et Kwilu successivement. Mai-ndombe est en ex quo avec les autres districts (pour les autres denrées excepter la pomme de terre et le millet dont il ne dispose pas des données. Le Kwango arrive troisième en rendement de quelques denrées, sinon il est souvent dernier. Le Kwilu vient avant le Kwango mais souvent derrière le Mai-ndombe et le district des Plateaux. L’autre facteur qui influence la production totale est le nombre de ménages agricoles.

7. Superficies proportionnelles

Le tableau qui suit indique les résultats de productions totales calculées sur base de proportions de superficies totales emblavées respectives de districts. Nous les avons égalés tour à tour. Les différences sont indiquées dans les colonnes des écarts.

Tableau 4: Productions potentielles basées sur les % de superficies respectives cultivées des districts
Manioc (in tonnes) Sup % KL Ecart Sup % MB Ecart Sup% PT Ecart
Kwango 1. 231.322. 3. 349.195 2.117.873 812.672 - 418.649 775.732 - 455.589
Arachide
Kwango 33.634 91.484 57.850 22.198 -11.435 21.189 -12.444
Maïs
Kwango 39.326 106.966 67.640 25.955 -13.371 24.775 -14.550
Riz Paddy
Kwango 13.948 37.939 23.990 9.206 -4.742 8.787 -5.160
Niébé
Kwango 2.713 7.379 4.666 1.791 - 922 1.709 -1004
Banane plantain
Kwango 6.889 18.738 11.849 4.547 -2.342 4.340 -2.549
Pomme de terre
Kwango 3.242 8.818 5.576 2.140 -1.102 2.042 -1.200
Patate douce
Kwango 12.223 33.247 21.023 8.067 -4.156 7.700 -4.523
Voandzou
Kwango 619 1.684 1.065 409 -210 390 -229
Millet
Kwango 1.373 3.735 2.362 906 -467 865 -508
Légumes
Kwango 27.566 74.979 47.414 18.194 -9.372 17.366 -10.199

Les résultats dans la colonne verte indiquent les productions qu’aurait produites le Kwango s’il avait consacré les proportionnellement des superficies équivalentes à celles du district du Kwilu pour chaque produit. La colonne adjacente comporte des écarts qui en résulteraient par rapport à ce que le Kwango a réellement produit. On remarque que tous ces écarts sont positifs. Dans les colonnes en jaune et orange apparaissent des résultats correspondants pour ces mêmes produits mais en rapport à des superficies respectives allouées au Mai-ndombe et dans le district de Plateaux. A coté de chacune apparaît une colonne adjacente indiquant des écarts. On remarque que ces écarts sont cependant tous négatifs.

8. Discussions

Le Kwango traîne derrière les autres districts en production de plusieurs denrées. Il (1er) est à ex quo avec le Kwilu (1er) en ce qui concerne la quantité totale de mais, il devance les autres districts (premier) en production de pomme de terre et voandzou, mais malheureusement il n’en produit pas en masse pour se faire un capital important. Le Kwilu domine pour les productions totales de légumes, millets, patate douce, arachide, mais, riz paddy, niébé et banane plantain. Les désavantages du Kwango sont d’abord basés sur les rendements respectifs. Hormis les rendements, les écarts n’auraient pas été aussi vastes n’eut été les différences du nombre de ménages agricoles impliqués et des superficies emblavées inférieurs à ceux des autres. Idéalement, pour se développer, il est louable qu’une moindre proportion de la population dépende directement de l’agriculture. Si la moindre proportion de ménages agricoles rencontrée au Kwango sous-entend la diversité d’emploi alors, il a une avance de longueur par rapport aux autres districts qui dépendent lourdement de l’agriculture. Visiblement, cela n’en est pas le cas.

9. Rendement

Il ressort que le rendement est généralement faible partout dans la province et pour tous les produits. Même au Mai-ndombe ou l’on a répertorié un rendement de 12.7 t/ha (manioc) il est relativement inférieur à celui rapporté ailleurs dans d’autres pays producteurs de manioc. Le manioc rapporterait éventuellement 30 tonnes par hectare (Cock, 1985; Raffaillac, 1996a). Le potentiel expérimental de certaines variétés améliorées les plus productives se situe autour de 45 t/ha (FAO, 1995)

Comme la production totale est tributaire du rendement et de la superficie totale emblavée et cette dernière est la résultante du nombre de ménages agricoles et de leur capacité (force individuelle), pour que la production totale de manioc du Kwango égale celle du Kwilu, il faut que ce dernier hausse son rendement à 18,65 t/ha. Ce chiffre est obtenu en égalant les deux équations : Eq1= Eq2. Production Totale du Kwilu = son Rendement x la Superficie totale cultivée au Kwilu et PT du Kwango = son Rendement x Superficie totale cultivée au Kwango. En substituant les valeurs de Eq1= Eq2 nous obtenons PT KL = 7,82 x 399.316 et PT= 7,3 x 167. 405. Le rendement recherché est obtenu par l’équation, 7,82x 399 .316 = 7.3 x 167. 405 = 18,65 t/ha. Pour que le Kwango augmente sa production de 255,48% cela exigerait de moyens exorbitants en intrants. Le tableau qui suit indique les productions totales potentielles basées sur les rendements respectifs de districts. Ils indiquent aussi les différences qui en résulteraient si le Kwango devait produire aux rendements en court dans d’autres districts.
Les tableaux ci-dessous nous indiquent ces changements.

Tableau 5: Productions Totales Potentielles Basées sur les Rendements Respectifs de Districts
K w a n g o P r o d u c t i o n s a j u s t é e s
M a n i o c rt KL E c a r t rt MB E c a r t rt PT E c a r t
1.231.322 1.319.033 87.711 2.142.163 910.841 1.939.754 708.432
Arachide
33.634 35.574 1.940 3.340 - 30.294 3.294 - 30.340
Maïs
39.326 42.020 2.694 4.401 - 34.925 4.444 - 34.882
Riz Paddy
13.948 13.948 1.624 - 12.324 1.529 - 12.419
Niébé
2.713 2.323 - 390 130 - 2.583 121 - 2.592
Banane plantain
6.889 7.166 277 4.247 - 2.642 3.303 - 3.586
Pomme de terre
3.242 2.665 - 577
Patate douce
12.223 11.853 - 370
Voandzou
619 814 195 25 - 594
Millet
1.373 2.084 711
Légumes
27.566 27.555 - 11

Il n’avère pas utile d’ajuster les rendements de Niébé, pomme de terre, patate douce et légume, ses propres rendements étant supérieurs à ceux du Kwilu. A part le manioc, aucune autre denrée ne dépasse celles du Kwango eu égard aux districts de Mai-ndombe et Plateaux.

Comme la production totale est aussi sujette à la superficie totale et au rendement, on peut égaler les superficies globales emblavées. On aurait alors les équations suivantes. PT KL = 7,82 t/ha x 399.316 ha et PT KG = 7,3t/ha x 167. 405 ha. Si on équilibre les deux équations en cherchant la superficie égale à celle du Kwilu, il faudrait que 7,82 x 399.316 = 7,3 x Superficie globale emblavée au Kwango. Alors, nous aurions 427. 760 ha (+260,355 ha. Pour que le Kwango emblave cette superficie (155.52%), il faudrait qu’il fasse recourt soit à une mécanisation ou la force animale, soit à une augmentation de sa population de ménages agricoles. Cela exigerait 44.248 ménages supplémentaires au rythme actuel de sa production (+/-5.884t) ou 41.445 (6.282t) ménages à celui du Kwilu. Pour s’ajuster aux grands producteurs si l’on veut demeurer concurrentiel, il faudra penser à la fois à la qualité des semences et aux méthodes de culture employées. Les paysans du Kwango ne peuvent miser pas sur le changement de cette variable à moins d’une aide extérieure.

Selon les expériences menées au Nigeria, il faudrait 450 kg d’engrais et 1 litre de pesticide par hectare. Il en résulterait 247,500Fc (495$) pour l’engrais et pour 1 litre de pesticide pour un hectare emblavé afin de réaliser un rendement de 25 tonnes de manioc par hectare. Cette solution est à préconiser pour le long terme.

10. Expansion de superficie

L’abondance de terre au Kwango permet encore l’expansion sans trop s’inquiéter. La superficie totale emblavée pour le manioc (167.405 ha) ne représente qu’une portion infime (1,86 %) de la superficie totale (89,000km2. Toutefois, si l’on tient compte du temps requis pour mettre la terre en jachère (10ans), à cela il faut ajouter la croissance au rythme de la croissance de 6% recommandé à Maputo, l’on attendrait 177.449 (1.97%) ha la seconde année 299.769 ha (3.33%) la dixième année. Cela sous-entend que le rendement demeure le même pour les dix ans. Le tableau ci-dessous indique le temps requis pour la production de manioc.

Tableau 6 Besoins de main-d'œuvre pour diverses cultures de base au Nigéria
Culture Journées de travail/ha Journées de travail/t
Igname 325 45
Manioc 183 21
Maïs 90 121
Riz 215 145

Source: Nweke. 1981.

L’expansion de la superficie cultivée est sujette à la capacité (force musculaire) humaine de produire. En RDC au contraire, FAO (1997) suggère au contraire que l’on consacre près de 900 heures (112.5 jours de 8heures/jour) de travail par hectare pour la culture de manioc.

Si le sol du Kwango produisait au rendement de ses pairs, le Kwilu par exemple, avec 7.82 tonne/ha pour le manioc, Ceteris paribus sic stantibus il aurait produit 1, 319,035 tonnes dépassant ainsi le Mai-ndombe de 17,190 tonnes ce qui lui rapporterait au prix estimée de 300$/t un revenu supplémentaire 517,000$ soit 18$ en plus par habitant. Cette somme suffirait à autofinancer une zone de santé pour une année.

Si le Kwango avait le même rendement que le Mai-ndombe (manioc= 12,7 tonnes/ha), toute chose restant pareille, il aurait produit 2, 142,163. Il souffre d’un écart de 910,841 qui aurait procuré un dépassement de 440,318 tonnes (132, 095,400$ soit 46$/habitant) par rapport au Mai-ndombe et aurait réduit l’écart avec le Kwilu de 992,398 tonnes au lieu de 1, 903,239 tonnes. L’ajustement du rendement au niveau des autres districts demeure théorique. Pratiquement, pour l’instant, il ne pas faisable vu le coût exorbitant que cela exige pour l’achat des intrants. En plus, il faut une main-d’ œuvre qualifiée, bien formée pour l’application efficace et efficiente des ses intrants. Au tant miser sur d’autres facteurs. Cependant, à long-terme il le faudra bien, d’où le besoin de commencer déjà à planifier des mesures allant dans ce sens de la pratique agricole si le Kwango veut réellement faire d’elle son moteur de développement.

11. Proportions de ménages agricoles.

Au Kwilu 90.85%, 88,07% au Mai-ndombe et 63% de ménages dans le district de Plateau étaient dans l’agriculture cependant 58,16% seulement au Kwango. Si le Kwango avait la même proportion que celle du Kwango, il aurait produit 1, 923,411 tonnes de manioc cependant si le Kwilu avait la proportion du Kwango vouée a l’agriculture il aurait produit 2, 006,671 tonnes. La comparaison serait de 1, 864,555 tonnes et 859,717 tonnes si le Kwango disposait de la proportion de Mai-ndombe et vice-versa, respectivement. Eu égard a la proportion de ménages allouées à l’agriculture, le Kwango souffre d’un écart de production évalué à 77,349 tonnes pour le manioc en comparaison avec le Kwilu et 63,323 tonnes par rapport au Mai-ndombe, toute chose étant égale par ailleurs. Il en serait de même pour les autres produits :

12. Superficie totale emblavée

Le Kwilu consacre actuellement 5.08% de son territoire à l’agriculture ce pendant que ne le fait le Kwango (1,87%) pour la production de manioc. Pour atteindre le Kwilu, le Kwango devra multiplier sa proportion de culture de manioc de 297%. Le tableau qui suit indiquer les écarts des productions entre les productions initiales et les autres facteurs ajustés. L’option d’augmenter les proportions individuelles de superficies cultivées à celles du Kwilu pour chacune de denrées semble être l’option idéale pour Kwango à court terme.

13. Viabilité

Si nous considérons la consommation de 288 kg de manioc par tête et par an en 2000, Goossens et al.,(1994), Goossens (1996), et Kankonde et Tollens ( 2001) que nous arrondissons à 300 kg (0.3t) par an par personne. La population du Kwango aurait consommé 863, 370 tonnes disposant d’un excédent 367, 952 tonnes seulement soit 1.02tonnes par ménages. Si cet excédent est vendu au prix de 300$/t il rapporterait 306$ soit 0.14$/jour. Si une taxe de 20% est imposée l’état aurait 61$ par ménage et 21, 943,994 pour le Kwango. Soit en moyenne 4, 388,799$ par territoire pour le manioc seulement.

Le Docteur Anicet Kipasa avait proposé une assurance médicale de 10$ par individus par soit 80$ pour un ménage de 8 personnes (6 enfants + 2 parents. Bien qu’il le juge suffisante, d’autres études ont suggéré un peu plus que cela. Mafuta (2007) nous pus apprend que « concernant les indicateurs du financement de dépenses de santé dans les structures de l'ONATRA, il a été noté que l'Office a dépensé en moyenne 23 USD pour les dépenses de santé par bénéficiaire par an, soit un total de 184$/an par famille de 8 personnes . Cette dépense moyenne est similaire à celle que les entreprises allouaient aux soins de population ayant droit durant les années 1980 en RDC (Makamba, 2004 cité par Mafuta, 2007). Ce montant est supérieur au montant alloué en moyenne par les ménages pour les soins de santé en RDC, dépense moyenne ayant été estimée à 15 USD par habitant par an. Il est aussi supérieur au montant fixé par les experts de l'OMS et de la Banque mondiale, au niveau macroéconomique, pour permettre le financement du coût de services de base dans les pays en voie de développement en particulier dans les pays d'Afrique à faible revenu, montant estimé à 12 USD. Mais il est inférieur au 32 USD par personne par an constituant le minimum requis pour couvrir les interventions essentielles comme la lutte contre l'infection VIH-SIDA. Il est aussi inférieur à la dépense moyenne consentie par les entreprises dans le District sanitaire de Boma en 2004.

14. Conclusion

Les chiffres sur les productions de ces dix denrées semblent appuyer l’observation du professeur Tollens : « Il faut aussi bien admettre que les cultures pérennes (excepté le thé et le cocotier) ont un avantage comparatif en zone forestière, tout comme les tubercules et racines, les bananes et les plantains. Par contre, en zone de savane, ce sont les céréales (à l'exception du riz pluvial), le coton, les légumineuses à graines et l'élevage qui devraient être davantage développés. Il y a rapport entre la géographie et le rendement de sols. De part sa géographie, grande savane au Feshi, Kahemba et Kenge, Popokabaka et une partie de Kasongo-Lunda, espace, le Kwango en sort défavorable pour plusieurs denrées forestières non viables dans la savane. Pour demeurer concurrentiel, les planificateurs doivent tenir compte de cette assertion en se concentrant sur le relief de différentes zones végétatives du district, ciblant chacune selon ses avantages concurrentiels en rendement des denrées. A cela il faut ajouter les conditions de transports défavorables, la nature, voies (routière versus navigation) et les longues distances à parcourir, qui n’ont pas été l’objet de cette étude.

Le Kwango vient en deuxième place en termes de superficie avec 89,974 km2 derrière le Mai-ndombe (95,000km2) et le district de Plateaux. Donc, le Kwango a la taille d’un pays. De part sa superficie, il dépasse les états repris dans le tableau suivant dont certains sont devenus viables, l’île Maurice par exemple pour ne citer qu’un pays africain.

Tableau 7. Pays Moins large que le Kwango
Jordanie 88.930 Saint-Kitts-Et-Nevis 360
Emirats arabes unis 83.600 Iles Salomon 27.990 Polynésie française 3.660 Grenade 340
Autriche 82.730 Haïti 27.560 Samoa 2.830 Iles Vierges (US) 340
Azerbaïdjan 82.600 Albanie 27.400 Luxembourg 2.586 Malte 320
République tchèque 77.280 Burundi 25.680 Réunion 2.513 Wallis et Futuna 276
Panama 74.430 Macédoine 25.430 Comores 2.230 Niué 265
Sierra Leone 71.620 Rwanda 24.670 Ile Maurice 2.030 Iles Caïmanes 260
Géorgie 69.490 Djibouti 23.180 Guadeloupe 1.783 St.-Pierre-et-Miquelon 242
Irlande 68.890 Belize 22.800 Iles Féroé 1.400 Iles Cook 238
Sri Lanka 64.630 Israël 21.710 Hong-Kong 1.042 Iles Anglo-Normandes 200
Lituanie 62.680 El Salvador 20.720 Sao Tomé-et-Principe 960 Samoa américaines 200
Lettonie 62.050 Slovénie 20.120 Antilles néerlandaises 800 Aruba 190
Croatie 55.920 Nouvelle-Calédonie 18.280 Dominique 750 Iles Marshall 181
Togo 54.390 Fidji 18.270 Kiribati 730 Liechtenstein 160
Bosnie-Herzégovine 51.200 Koweït 17.820 Tonga 720 Iles Vierges (UK) 153
Costa Rica 51.060 Swaziland 17.200 Bahreïn 710 Ile Christmas 136
Slovaquie 48.800 Timor-Leste 14.870 Micronésie 702 Sainte-Hélène 122
République dominicaine 48.380 Iles Falkland (Malvinas) 12.287 Singapour 670 Montserrat 102
Bhoutan 47.000 Vanuatu 12.190 Sainte-Lucie 620 Anguilla 96
Danemark 42.430 Qatar 11.000 Ile de Man 572 Saint-Marin 61
Estonie 42.390 Jamaïque 10.830 Guam 550 Bermudes 50
Suisse 39.550 Liban 10.230 Iles Mariannes du Nord 477 Pitcairin 37
Pays-Bas 33.880 Bahamas 10.010 Andorre 468 Ile Norfolk 35
Moldavie 32.880 Gambie 10.000 Palaos 460 Tuvalu 26
Taïwan 32.260 Chypre 9.240 Seychelles 450 Macao 21
Lesotho 30.350 Porto Rico 8.870 Antigua-et-Barbuda 440 Nauru 21
Belgique 30.230 Territoire palestinien occupé 6.220 Iles Turks et Caïques 432 Iles Cocos 14
Arménie 28.200 Brunéi 5.270 Barbade 430 Gibraltar 7
Guinée-Bissau 28.120 Trinité-et-Tobago 5.130 St-Vincent-et-les Grenadines 390 Monaco 2
Guinée équatoriale 28.050 Cap-Vert 4.030 Mayotte 374

Source : www.Pays-Monde.fr

Si le Kwango est bien organisé, il peut incontestablement vivre dignement de son agriculture. Il faut cependant cibler les produits selon le potentiel de chaque coin. Cela ne sera possible que si le Kwango accède aux marchés en développant son réseau routier afin de permettre la circulation de gens et de leurs biens au sein même des districts. Les Kwangolais doivent lutter pour accéder aux nouvelles méthodes agricoles. Cela requiert la collaboration de tous : la population, les différents paliers de gouvernements, les opérateurs économiques et ses intellectuels.

Source: Houyoux, J. 1986.

Références

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Février 2010, Nawej a’Muhong Katond Mukandam Yipak

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